la révolution du silence

encres et paroles

La vérité n’est jamais dans le passé. Les vérités du passé sont les cendres de la mémoire. La mémoire appartient au temps. Dans les cendres mortes d’hier il n’y a pas de vérité. La vérité est une chose vivante, elle n’est pas dans la sphère du temps

Krishnamurti


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BARBARA ….L’ aigle noir ( 1970 )

 

 

barbara l'aigle noir

Barbara / L’aigle noir 

“L’aigle Noir est la métaphore d’un élan vers le monde des souvenirs , vers le monde de l’enfance de la narratrice “ . 

Barbara a rédigé un 8e couplet demeuré inédit à quelques exceptions prés , au début des années 1970 :

Quatre plumes couleur de la nuit
Une larme ou peut-être un rubis
J’avais froid, il ne me restait rien
L’oiseau m’avait laissée seule avec mon chagrin

 

  Barbara : L’intégrale ( L’archipel, 2012 )

Échec & élan

La Bibliothèque se perpétuera : éclairée, solitaire, infinie, parfaitement immobile, armée de volumes précieux, inutile, incorruptible, secrète

Très tôt dans ma vie, j’ai eu le sentiment qu’il y avait en l’homme une tendance inévitable vers la chute. L’homme doit tomber. Et l’on doit accepter cette idée presque insupportable, l’idée de l’échec, dans un monde voué au culte du succès. Mais, symétriquement de la chute, il y a dans l’homme un élan vers le haut. La pensée, le langage, l’amour, toute création participent de cet élan. Il y a donc un double mouvement de chute et d’élévation dans l’homme, une sorte de loi de la gravité paradoxale. Entre deux mouvements, il y a une dimension verticale.

Roberto Juarroz,Interview de Jacques Munier pour les Nouvelles littéraires (via causeries-litteraires)

Louis Treserras – The illusions flight, with Lauralou Abattu

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Anouar Brahem Jazz Sous les Pommiers 2014 — Niala-Loisobleu

Anouar Brahem Jazz Sous les Pommiers 2014 Migrant par vent de sable l’accorde au saxo s’installe oasis au bocage les meuhs sur échasses offrent une bolée sous les pommiers aux chats mots… N-L 13/02/19

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Les yeux n’ont pas d’âge,

Luo Zhongli  (Source: artodyssey1.blogspot.fr )

Je me souviens d’avoir pensé que les yeux n’ont pas d’âge, et que l’on meurt avec ses yeux d’enfant, toujours, ses yeux qui ont un jour se sont ouvert sur le monde et ne l’ont plus lâché.

Philippe Claudel , Le Rapport de Brodeck

 

Kaléïdoscope, un poème de Paul Verlaine — La Bouche à Oreilles

J’ai découvert ce poème il y a peut-être une quinzaine d’années et il m’a tout de suite plu par son mélange de raffinement et de trivialité, c’est maintenant l’un de mes poèmes préférés de Verlaine. Je trouve qu’il se marie bien avec la peinture impressionniste, aussi je l’ai accompagné du célèbre tableau de Renoir « Bal […]

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Déconvenues habituelles

La Bibliothèque se perpétuera : éclairée, solitaire, infinie, parfaitement immobile, armée de volumes précieux, inutile, incorruptible, secrète

Yoshitaka Amano (via maeiajiatheme / ishiganto / thewindowofthesummerhouse)

Tel qu’il est, [le peuple] représente une invitation au despotisme. Il supporte ses épreuves, parfois il les sollicite, et ne se révolte contre elles que pour courir vers de nouvelles, plus atroces que les anciennes. La révolution étant son seul luxe, il s’y précipite, non pas tant pour en retirer quelques bénéfices ou améliorer son sort, que pour acquérir lui aussi le droit d’être insolent, avantage qui le console de ses déconvenues habituelles, mais qu’il perd aussitôt qu’on abolit les privilèges du désordre. Aucun régime n’assurant son salut, il s’accommode de tous et d’aucun.

Emil Cioran, « L’école des Tyrans », Histoire et Utopie

Être seul était ma religion. Vous êtes devenue le centre de ma vie, la déesse de celui qui ne croit en rien, le plus grand bonheur et malheur jamais rencontrés.

Emil Cioran, Lettre à Friedgard Thoma

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Hermann Hesse / L’Art de l’oisiveté

 

J’appris qu’être aimé n’est rien et qu’aimer est tout ; je compris également de plus en plus clairement que seule notre capacité à sentir les choses, à éprouver des sentiments rendait notre existence précieuse et gaie.

Quel que fût l’endroit sur terre où j’apercevais ce qu’on nomme « le bonheur », je constatais que celui-ci naissait de la richesse de nos impressions.

L’argent n’était rien, le pouvoir n’était rien ; on rencontrait beaucoup de personnes qui possédaient les deux et demeuraient pauvres. La beauté n’était rien ; certains hommes et certaines femmes demeuraient pauvres, eux aussi, malgré tout leur éclat. La santé, elle non plus, n’avait pas beaucoup de poids ; la forme de chaque personne dépendait de son état psychologique ; bien des malades heureux de vivre prospéraient jusqu’à la veille de leur mort, et bien des hommes en bonne santé dépérissaient avec angoisse dans la crainte de la douleur. En revanche, quand un homme éprouvait des sentiments intenses et les acceptait en tant que tels, quand il les cultivait et en jouissait au lieu de les rejeter et de les tyranniser, il connaissait toujours le bonheur.

De même, la beauté ne rendait pas heureux celui qui la possédait, mais celui qui était capable de l’aimer, de la vénérer.

Hermann Hesse / L’Art de l’oisiveté

 

jusqu’à l’infini… (Kim Thúy , Ru)

Mes parents nous rappellent souvent, à mes frères et à moi, qu’ils n’auront pas d’argent à nous laisser en héritage, mais je crois qu’ils nous ont déjà légué la richesse de leur mémoire, qui nous permet de saisir la beauté d’une grappe de glycine, la fragilité d’un mot, la force de l’émerveillement. Plus encore, ils nous ont offert des pieds pour marcher jusqu’à nos rêves, jusqu’à l’infini.

Kim Thúy ,  Ru
Photos : lori vrba
© Lori Vrba- Genesis – from the Drunken Poet_s Dream serie

La Bibliothèque se perpétuera : éclairée, solitaire, infinie, parfaitement immobile, armée de volumes précieux, inutile, incorruptible, secrète

« Où l’Amour trouve des fleurs et des parfums,
c’est là qu’il se plaît et qu’il s’arrête. »

Platon, Le Banquet, 196b

gacougnol:
“Franck Follet
Naked Beauty #21
2015
”
gacougnol: Franck FolletNaked Beauty #21 2015 (via almavio)

L’Amour (Eros) est un poète si habile qu’il rend poète qui il veut. Tout homme le devient en effet, fût-il auparavant étranger aux Muses, sitôt qu’il est touché par l’Amour.

Platon, Le Banquet, 196e

Jamais l’Amour ne s’attache à la laideur. Aussitôt que l’Amour parut, l’amour du beau répandit tous les biens parmi les dieux et parmi les hommes.

Platon, Le Banquet, 197b

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De l’azur figé — La Bibliothèque se perpétuera : éclairée, solitaire, infinie, parfaitement immobile, armée de volumes précieux, inutile, incorruptible, secrète

Le vin a la couleur des roses. Le vin n’est peut-être pas le sang de la vigne, mais celui des roses. Cette coupe n’est peut-être pas du cristal, mais de l’azur figé. La nuit n’est peut-être que la paupière du jour. Omar Khayyám, Rubáiyát, CXXVI

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Peace Trail

Neil Young + Promise Of The Real – Peace Trail (Paradox : Original Music from the Film)

 

Où nul ne peut demeurer ni entrer
voilà vers quoi j’ai couru
la nuit venue
comme un pillard .

Puis vers le roseau qui mesure
l’outil du patient.

Philippe Jaccottet  / Poésie 1946-1967

Source Gif  :

La Bibliothèque se perpétuera : éclairée, solitaire, infinie, parfaitement immobile, armée de volumes précieux, inutile, incorruptible, secrète

Des mots comme des perles, nacrées par le temps autour d’une blessure.

Thierry Cohen (via darkpandore / chrystaline07)

(via maeiajiatheme / sodisnanee)

Je veux être aimée des hommes qui ne m’auront jamais vue, qui demeureront à rêver devant un carré de toile où, avec mes couleurs, j’aurai laissé un peu d’âme.

Suzanne Valadon (via darkpandore / eclats-de-vers)

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Peintres et modèles — Au Coeur de l’Artiste

Une larme versée, Coule sur ton cou d’ocre, Comme une huile parfumée, Sur nos vies médiocres… Par-delà la lumière, En contraste des ombres, Sur l’artiste en prières, Que le doute dénombre… Je me donne à ta toile, Sans réserve et sans voile, Pour livrer le passage, À la force du message … Compterai-je les nuits, […]

via Peintres et modèles — Au Coeur de l’Artiste

La liberté et la Rose, une belle histoire – fatale. — News from Ibonoco

« La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement (celle d’un dissident) ». «Freedom is always the freedom of dissenters. » « Freiheit ist immer Freiheit der Andersdenkenden. » Rosa Luxemburg (1871 – 1919), figure du mouvement ouvrier allemand du début du XXème siècle et se revendiquant d’un socialisme révolutionnaire et démocratique, elle est favorable […]

via La liberté et la Rose, une belle histoire – fatale. — News from Ibonoco

Coïncidence

La Bibliothèque se perpétuera : éclairée, solitaire, infinie, parfaitement immobile, armée de volumes précieux, inutile, incorruptible, secrète

« Avoir vécu depuis toujours avec la nostalgie de coïncider avec quelque chose, sans, à vrai dire, savoir avec quoi… »

Emil Cioran, Le mauvais démiurge

Philippe Druillet. Yragael
Philippe Druillet – Yragael

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la Dame brune

la dame en noir

« J’ai habillé la dame brune dans mes pensées
D’un morceau de voile de brume et de rosée.
J’ai fait son lit contre ma peau pour qu’elle soit bien,
Bien à l’abri et bien au chaud contre mes mains. »

1967, Barbara sort »la Dame brune », co-écrit avec Georges Moustaki, 

 

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Michael Parkes DEVA fierce woman w snow leopard dragonfly fantasy art print

« Elle ne se rendait en aucun lieu. Et c’est ainsi
que la neige
arriva comme un miracle.
Je reconnus son silence ajouré,
son propos
tombait avec la tranquillité verticale
d’un proverbe
qui a longtemps hanté l’ouïe avant de connaître
la sagesse.
Elle avait le ton léger de la profondeur. »

François Jacqmin, Le Livre de la neige (via maeiajiatheme / a-passionate-wanderer)

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Bertrand Belin/ Choses nouvelles. — Lire dit-elle

Sortie début janvier. Cherchant un banc bien gaulé Trouvant un banc mal gaulé Debout près d’un banc mal gaulé Assis sur ce banc mal gaulé Je chéris ton cœur Je chéris ton cœur Adoré Dans un coin d’architecture manqué Un méandre de la cité Allons bon Cachant à ma raison que du temps à passé […]

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Voyager..

duras isserman

Voyager Avec Marguerite Duras

La Beauté Des Nuits Du Monde
Laure Adler

La Bibliothèque se perpétuera : éclairée, solitaire, infinie, parfaitement immobile, armée de volumes précieux, inutile, incorruptible, secrète

Que d’autres se targuent des pages qu’ils ont écrites; moi je suis fier de celles que j’ai lues.

Jorge Luis Borges

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Quelques poèmes extraits de l’Anthologie Emile Blémont 2018 — La Bouche à Oreilles

Cette Anthologie de la poésie française 100 ans après Apollinaire a été publiée au début décembre 2018 par La Maison de Poésie- Fondation Emile Blémont, dirigée par le poète Sylvestre Clancier. Ce recueil réunit 50 poètes aux styles variés, chacun étant représenté par trois poèmes, ce qui offre un panorama représentatif de la poésie actuelle. […]

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Equinox

John Coltrane – Equinox (Original)

Je me demande parfois si j’avais réellement si peu besoin des autres, ou si je me tenais à l’écart faute de pouvoir être moi-même au milieu d’eux.

Cyril Pedrosa : Les équinoxes

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Je rêve parfois d’un amour lointain et vaporeuxcomme la schizophrénie d’un parfum… Emil Cioran, Syllogismes de l’amertume, folio p. 113

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La maison dernière. — Lire dit-elle

Si peu probable l’idée qu’ils chevauchent un jour le grand cheval inouï et blême Du temps et sa nonchalance débridée Ceux-là mêmes Que la main écarte de l’animale escale dans la prairie choisie Où l’hiver aime se coucher les genoux repliés au corps Des grands draps froissés à feu doux de la maison dernière […]

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Le Petit Prince (1943) | Saint-Exupery

« Ce  qui  m’émeut  si  fort  de  ce  petit  prince  endormi,  c’est  sa  fidélité  pour  une  fleur,  c’est  l’image  d’une  rose  qui  rayonne  en  lui  comme  la  flamme  d’une  lampe,  même  quand  il  dort… »

Le Petit Prince (1943) | Saint-Exuperypetit prince

El Gaucho (1991) Milo Manara / Hugo Pratt

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Ce n’est pas le dessinateur qui choisit l’érotisme… mais l ‘érotisme qui choisit le dessinateur.

Milo Manara

Vertigineuse douceur

La Bibliothèque se perpétuera : éclairée, solitaire, infinie, parfaitement immobile, armée de volumes précieux, inutile, incorruptible, secrète

[…]
Je veux longtemps plonger mes doigts tremblants
Dans l’épaisseur de ta crinière lourde ;

Dans tes jupons remplis de ton parfum
Ensevelir ma tête endolorie,
Et respirer, comme une fleur flétrie,
Le doux relent de mon amour défunt.

Je veux dormir ! dormir plutôt que vivre !
Dans un sommeil douteux comme la mort,
J’étalerai mes baisers sans remords
Sur ton beau corps poli comme le cuivre.

Pour engloutir mes sanglots apaisés
Rien ne me vaut l’abîme de ta couche ;
[…]

Charles Baudelaire, « Le Léthé » (extraits), Les fleurs du mal

Alex Székely – Charles Baudelaire – ‘Hősszerelmesek’, 1943

[…]
Ainsi je voudrais, une nuit,
Quand l’heure des voluptés sonne,
Vers les trésors de ta personne,
Comme un lâche, ramper sans bruit,

Pour châtier ta chair joyeuse,
Pour meurtrir ton sein pardonné,
Et faire à ton flanc étonné
Une blessure large et creuse,

Et, vertigineuse douceur !

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Pablo Picasso ( Paroles d’artiste )

picasso reverdy

Dans Antonello Tromadori , Rome , 25 Janvier 1953 .

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La Guerre et la Paix 1952 (Panneau de la Paix)

Décors de la chapelle du château-musée de Vallauris « Le temple de la Paix ».( 1952 )